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Schiaparelli: un échec certes, mais partiel

schiaparelli descent to mars(c) image ESA

Certes le démonstrateur technologique Schiaparelli s’est finalement écrasé sur Mars. Certes les expériences scientifiques prévues à la surface de Mars n’ont pas pu être menées et la phase d’atterrissage a échoué. Pourtant, cet échec partiel est aussi un succès partiel compte tenu des données récupérées.

Il est donc injuste de parler d’échec sans voir aussi le retour d’expérience ainsi acquis. Il est aussi illusoire de croire qu’une puissance spatiale, quelle qu’elle soit, peut explorer Mars sans subir des revers. Or justement, contrairement à Beagle 2, Schiaparelli a fourni du retour d’expérience stratégique. Fin 2003, l’atterrisseur Beagle 2 qui accompagnait Mars Express avait été perdu sans fournir aucune donnée. Il avait fallu attendre de retrouver la sonde en 2015 sur des photos prises depuis l’orbite pour constater qu’il s’était partiellement déployé. Schiaparelli a réussi son entrée atmosphérique et a fourni toutes les données pour un diagnostic de la panne qui a suivi. De plus des images ont très vite permis de localiser la sonde au sol. Parmi les données récupérées, il y a des mesures de températures de l’entrée atmosphérique qui sont cruciales pour les futures missions.

L’association Planète Mars n’hésite pas à critiquer les orientations programmatiques de l’ESA qui retarderaient l’établissement de l’Homme sur Mars. Mais sur le plan technique il faut reconnaître l’excellence de l’ESA dans la mise à poste de l’orbiter ExoMars TGO et ne pas trop blâmer l’agence européenne pour l’échec partiel de Schiaparelli. Car malgré ce revers, l’ESA se rapproche néanmoins bien du jour où elle sera en mesure de poser ses propres engins à la surface de Mars, peut-être dès 2020.

Le crash final de Schiaparelli semble dû à une saturation des données d’une centrale inertielle. C’est en effet toujours très délicat de choisir des valeurs maximales pour les capteurs et, là, l’ESA ne s’attendait pas à une rotation de Schiaparelli aussi rapide: plus de 180°/s (soit 1 rotation en 2 secondes) alors que le maximum attendu était de 150°/s.

Voir les 2 articles de Sciences & Avenir, en français:
– Crash du module européen sur Mars: un logiciel de navigation en cause
– Le crash de la sonde Schiaparelli sur Mars : tout a basculé en une seconde

Ou directement les informations de l’ESA en anglais:
– les données acquises pendant la descente, notamment les températures de COMARS+ sur le bouclier arrière de Schiaparelli pendant l’entrée atmosphérique (zone turbulente et jusqu’à ce jour jamais mesurée)
– le suivi programmé de l’EDL (Entrées-Descente-Landing) par plusieurs orbiters, coopération NASA/ESA désormais systématique et qui a permis ici de lever rapidement les doutes.
– et les résultats de la commission d’enquête à surveiller à partir de début 2017.

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Au sujet de l'auteur
Boris Segret
Docteur en astronomie-astrophysique, Boris débute sa carrière dans l'aéronautique à Dassault Aviation après un diplôme d'ingénieur ISAE-ENSMA, puis évolue vers le spatial à EADS Astrium (devenu Airbus Defense and Space). Il voit l'exploration de Mars comme un enjeu de société, et se rapproche de la Mars Society et des sciences en planétologie. Depuis 2009 il est élu au conseil d'administration de l’association Planète Mars. En 2011 il entre au LATMOS, laboratoire de recherche spatiale du CNRS, pour conduire les opérations autour de Vénus avec un instrument d'étude de l'atmosphère de la sonde Venus Express de l'ESA, sonde jumelle de Mars Express en orbite autour de Mars. Depuis 2013, il développe la technologie des CubeSats scientifiques avec l'Observatoire de Paris et ses partenaires. Il est aussi un fervent promoteur de l'Internet pour tous, « open source », avec l'emploi d'outils accessibles gratuitement par tout public.
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