Vue d’artiste d’une sonde posée sur un astéroïde troyen de Mars pour en prélever des échantillons. Image composite issue de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Asteroidmining.jpg Nasa et de diverses images gratuites du site https://pixabay.com/ Autour des planètes, dans l’espace, il existe des zones au nombre de cinq où les différentes forces de gravités et celles liées aux mouvements vont se neutraliser pour former des zones de stabilités. Bien évidemment, comme tout est en constant mouvement dans l’espace, ces zones, liées à la planète concernée , vont se déplacer avec elle . On les nomme points de Lagrange et ils sont numérotés de L1 à L5 en hommage à ce mathématicien français Joseph Louis Lagrange . Seuls les zones L4 et L5 sont considérées comme stables sur le long terme . Les autres de L1 à L3 sont moins stables dans le temps , elles sont également nommés point d’Euler en référence au mathématicien suisse Leonhard Euler. Les points stables L4 et L5 sont séparés par la planète. L4 [...]
Les spécialistes et les fans vous le diront, plus on étudie Mars et plus elle est fascinante. Il semble en aller de même avec ses lunes et en particulier pour Phobos la mystérieuse. En 2013 Curiosity a pris ces vues du passage de Phobos devant Deimos (Doc. NASA/JPL-Caltech/Malin Space Science Systems/Texas A et M University) Le scénario capture par Mars d’astéroïdes de la ceinture entre Mars et Jupiter (doc. 4dhayman/Creative Commons) L’origine des lunes martiennes paraît bien plus complexe que ce qu’on en pensait initialement : on est passé de l’idée ancienne des astéroïdes capturés à celle -datant de 2016- de l’impact géant avec un corps faisant un tiers de la taille de Mars. Cet impact aurait engendré un anneau puis une grosse lune mille fois plus imposante que Phobos accompagnée d’une dizaine de petites lunes selon ce communiqué du CNRS . Comme expliqué dans ce communiqué, en quelques millions d’années, à la [...]
Tim Peake, l’astronaute ESA à bord de la station orbitale, doit télécommander un rover au sol dans le Mars Yard d’Airbus Defense and Space à Stevenage en Grande Bretagne le 29 avril. Télécommander un rover sur Mars est impossible compte tenu des délais de transmission (entre 3 mn et 20 selon les positions des planètes, à multiplier par deux pour un aller retour), mais télécommander un rover depuis une orbite martienne ou bien depuis l’un des satellites de Mars, Phobos ou Deimos, sera possible. Or les premières missions humaines prévues par la NASA prévoient des missions de type orbital ou séjour sur l’un de satellites. Tim Peake et le poste de télécommande à bord de l’ISS (doc. NASA/ESA) Le Mars Yard de Stevenage (doc. Airbus Defense and Space) Télécommander un rover à distance est un thème récurrent des simulations. Ici lors de la simulation ÖWF Amadee 15 sur le glacier rocheux de Kaunertal en Autriche, la télécommande d’un rover dans une cour de l’université [...]
L’Europe vient de réussir le premier atterrissage en douceur sur une comète ; les quasi précédents ont été l’atterrissage de la sonde américaine Near Shoemaker sur l’astéroïde Eros le 12 février 2001 avec émission ensuite pendant 16 jours et le touch and go de la sonde japonaise Hayabusa le 19 novembre 2005, sur l’astéroïde Itokawa. L’atterrissage sur la comète Churyumov Gerasimenko présente quelques similitudes avec l’atterrissage sur Phobos visé par la mission ESA Phootprint. Phootprint est une mission qui suivrait les deux missions ExoMars de 2016 et 2018, mais qui n’est pas encore formellement décidée. Avec un lancement en septembre 2024 au moyen d’une fusée Ariane 5, Phootprint se placerait en orbite martienne en août 2025. Il y aurait ensuite un an d’opérations à proximité de Phobos avant l’atterrissage. Pendant le séjour sur Phobos, 100 g d’échantillon de sol seraient prélevés avant un retour vers la Terre, l’atterrissage (en crash landing sans parachute) étant prévu en Australie dans la région [...]
Après le passage de Phobos devant Deimos (http://www.planete-mars.com/la-lune-phobos-et-deimos/), Curiosity vient de saisir le 17 août, depuis son emplacement dans le cratère Gale, un passage de Phobos devant le soleil . On a vu (également sur http://www.planete-mars.com/la-lune-phobos-et-deimos/ ) que Phobos observé depuis le sol de Mars occupe un diamètre apparent égal à 50% de celui de Lune observée depuis la Terre, la Lune ayant le même diamètre apparent que le soleil comme attesté par les éclipses de soleil. Vu depuis Mars le diamètre apparent du soleil est réduit à 70 % compte tenu de l’éloignement. 50% contre 70%, Phobos n’arrive pas à éclipser le soleil comme le confirment les images. Passage de Phobos devant le soleil observé par Curiosity. Phobos était 2 ou 3 km de la position attendue, ce qui va permettre de préciser ses paramètres orbitaux. (Doc NASA/JPL-Caltech/Malin SpaceScience Systems/Texas A et M University)
Le site du Jet Propulsion Laboratory vient de publier une image montrant les tailles apparentes de la Lune vue depuis la Terre et de Phobos et Deimos vus depuis la surface de Mars. Etonnament, Phobos qui est bien plus petit que la Lune (22 km de diamètre contre 3474), occupe dans le ciel un angle apparent qui dépasse la moitié de celui de la Lune, car il est beaucoup plus près (6240 km contre 384000). Deimos qui est à la fois plus petit (12 km) et plus loin (20500 km) que Phobos, reste toutefois visible pour un observateur martien autrement que comme un point. Il a ainsi la taille de la mer des Crises que l’on peut discerner à l’œil nu sur la Lune. Les tailles apparentes de la Lune, Phobos et Deimos vus du sol de leurs planètes mères respectives (doc. NASA/JPL-Caltech /Malin Space Sciance/Texas A et M University) Curiosity a pris le 1 er août une série de 41 images sur une durée de 55 s de Phobos passant devant Deimos, l’une de ces images figurant ci-dessus. Le montage en accéléré de ces images est [...]
Le numéro de novembre de la revue l’Astronomie est paru avec un article de deux pages de Philippe Coué sur la mission Phobos Grunt complété d’un panorama sur les projets martiens russes. (doc. DR) En particulier le projet Mars-Net d’un orbiter qui pourrait envoyer sur Mars douze petits landers est évoqué. Une image de la sonde avait été présentée par l’institut Lavochkine au salon du Bourget (voir http://www.planete-mars.com/mars-au-salon-du-bourget-2011/). Mais ce projet n’est pas encore décidé. Le projet Mars-Net de Lavochkine (Image Lavochkine-Roskosmos/photo A.Souchier) Le numéro de décembre de l’Astronomie comportera un article de Jean-François Pellerin, membre du conseil d’administration de Planète Mars, sur l’opération Rio Tinto de la Mars Society autrichienne ÖWF, et en particulier sur les essais de son scaphandre Aouda (voir http://www.planete-mars.com/rapport-de-la-mission-de-simulation-dans-le-rio-tinto/, http://www.planete-mars.com/mars-dans-le-rio-tinto-fin/, [...]
La NASA entame sa 15 ème simulation sous marine d’exploration spatiale au large de la Floride dans son laboratoire Aquarius par 18 m de fond. Il s’agit pendant 13 jours de simuler l’exploration d’un astéroïde (ou de Phobos et Deimos). Le milieu sous marin permet de reconstituer l’ambiance de très faible pesanteur (moins d’un millième de g) de ce type d’exploration. « L’astronaute » est retenu au sol par des tendeurs compte tenu de la très faible pesanteur apparente (doc. NASA) Voir plus de détails sur la chronique spatiale d’Antoine Meunier: http://lachroniquespatiale.over-blog.fr/article-mission-en-mer-pres-de-key-largo-86558979.html et en anglais sur le site NASA: http://www.nasa.gov/mission_pages/NEEMO/index.html