Introduction La poussière ultrafine rend difficile, déjà au stade robotique, l’exploration de Mars. Elle risque de poser de sérieux problèmes aux missions habitées et à la vie humaine. La NASA recherche des solutions pour la Lune dans le cadre de son initiative générale, « LSII ». Ces solutions bénéficieront aussi à l’activité sur Mars car sur ce plan les deux astres sont semblables et la prolongation pour Mars est déjà clairement énoncée. Dans ce cadre, l’Université d’Hawaï, PHU, a proposé un tissu, LiqMEST, qui pourrait empêcher l’adhérence aux surfaces. La NASA elle-même propose, via le Kennedy Space Center, un traitement électronique des surfaces, l’EDS (Electronic Dust Shield Experiment). D’autres solutions sont en gestation, plus ou moins avancée. Elles sont éventuellement complémentaires. Mais d’abord, qu’est-ce que la poussière martienne ? 1. Poussière martienne Elle est constituée de petites particules minérales riches en fer (mais composées aussi de toutes sortes de minéraux, dont [...]
En Septembre 2022, un groupe d’ingénieurs et de scientifiques travaillant dans des entreprises, institutions ou universités américaines de premier plan [1], y compris la NASA, ont co-signé une étude (dont le titre est donné en fin du présent article) publiée par un éditeur scientifique de renommée mondiale (New Space, groupe Mary Ann Liebert Inc.) montrant comment exploiter les possibilités ouvertes par l’arrivée du Starship de SpaceX pour établir une présence humaine pérenne sur Mars.
En Août 2022, un « final report » a été remis par un groupe international de chercheurs (une soixantaine, dont le Professeur Nick Thomas de l’Université de Bern et Valentin Bickel de l’ETHZ, aucun représentant d’université française) pour le compte de plusieurs agences spatiales (Canada, Italie, Japon, Pays-Bas, Etats-Unis), pour réaliser la cartographie et la caractérisation des gisements de glace d’eau facilement accessibles sur Mars (de 0 à 10 mètres en profondeur), ainsi que leur couverture (rochers ou régolithe).
Article de Robert Zubrin, publié dans Nautilus le 13 mai 2021, Traduction Pierre Brisson Un ingénieur en astronautique explique pourquoi le Starship de SpaceX va tout changer. A la fin de l’après-midi du 5 mai, Elon Musk a tweeté : « l’atterrissage du Starship est nominal ! ». Musk n’est pourtant pas connu pour ses paroles mesurées et voir ce monstre en acier inoxydable s’envoler était, pour beaucoup, quelque chose qu’on qualifierait davantage de « phénoménal ». Plus de 5 millions de personnes ont regardé le spectacle sur YouTube, peut-être beaucoup en retenant leur souffle, car à l’issue de chaque tentative antérieure le Starship avait pris feu. Pas le SN15. Ce Starship, après avoir grimpé ses 12 kilomètres puis être redescendu dans une configuration « ventrale » – en utilisant son large corps argenté comme frein – descendit lentement, la force de ses moteurs Raptor lui offrant en fin de course un atterrissage en douceur et en parfaites [...]
Pour la NASA d’aujourd’hui, le succès n’est pas une option. Article de Robert Zubrin publié le 12 juin 2019 dans la National Review. Traduction Pierre Brisson. L’approche par la NASA des vols spatiaux habités place l’objectif de l’atterrissage sur la Lune en 2024 hors de portée. L’administration Trump a proposé une nouvelle initiative audacieuse, baptisée Programme Artemis, qui prévoit d’envoyer des astronautes sur la Lune en 2024 et sur Mars en 2033. Comme l’a expliqué Jim Bridenstine, administrateur de la NASA, dans une présentation le 23 mai, ce programme doit comporter quelque 37 lancements d’ici 2028. Ils doivent commencer en octobre 2020 par le lancement inaugural du SLS (Space Launch System), le nouveau lanceur lourd de l’agence. Malheureusement, le programme tel qu’il se présente actuellement a très peu de chances de réussir car il semble être conçu d’abord pour servir de mécanisme de distribution de fonds plutôt que pour atteindre des objectifs dans l’espace. On l’a compris [...]