Par Yves monier, APM En cette période d’incertitudes il n’est pas aisé de trouver des informations sur le devenir des programmes spatiaux américains et leurs coopérations déjà engagées. Cependant dans la revue Space.com nous avons trouvé un article récent sur le devenir de l’astromobile européen Exomars et sa saga ; nous vous en donnons une traduction ci-dessous :
Introduction Les « facteurs humains » sont souvent invoqués comme causes premières des erreurs de conception, de réalisation ou d’organisation, avec comme conséquences de simples retards ou des accidents dramatiques comme celui de la navette spatiale Challenger. Dans l’espace ou sur Mars, dans un contexte environnemental dangereux, l’erreur humaine peut être fatale. Il convient donc d’y prêter une attention particulière et de faire au mieux pour réduire les risques qui y sont associés. Figure 1 : Le NASA Safety Center (NSC) étudie les facteurs humains lors de simulations en piscine. Selon Endsley, les erreurs humaines résultent d’une mauvaise décision due à une conscience de situation dégradée. Ce modèle est présenté au chapitre 1 (Endsley 2016). Pour éviter les erreurs, comme cela est suggéré par l’étude du modèle de Endsley, on peut agir à plusieurs niveaux : Enfin, le chapitre 4 résume les recommandations spécifiques faites par l’équipe de Kanas et al, experts [...]
1. Introduction Pour une mission martienne habitée, il est nécessaire d’envoyer plusieurs centaines de tonnes vers Mars. Pour cette raison, de nombreux spécialistes suggèrent de développer un lanceur lourd, capable de placer en orbite basse au moins une centaine de tonnes. Cependant, si le lanceur ne sert qu’aux missions martiennes habitées et quelques autres missions, il peut s’avérer extrêmement coûteux et fastidieux de développer un lanceur dédié avec un rythme de construction et d’assemblage très irrégulier. Les lanceurs de plus petite taille ont l’avantage d’être multi-usage. La construction et l’assemblage sont optimisés pour un rythme régulier et ils sont ainsi moins chers pour ce qui concerne le coût du kilogramme en orbite. Autrement dit, pour envoyer 100 tonnes en orbite, il revient moins cher de lancer 5 fusées embarquant chacune 20 tonnes plutôt qu’une seule, dédiée, qui placerait ces 100 tonnes en une seule fois. Mais peut-on diviser la charge [...]