Mars Express a pris cette vue de Sirenum Fossae le 5 mars 2017 lors de sa 16880 ème orbite (!). L’image originale offre une résolution de 14 m/pixel. Elle est centrée sur 28° Sud et 215 ° Est et située à 1800 km au Sud Ouest de la zone volcanique de Tharsis, le gonflement de Tharsis ayant eu des effets jusqu’à cette distance, créant ces fractures. Fractures dans Sirenum Fossae. Le Nord est à droite. Le trait blanc de 20 km en bas à droite donne l’échelle. Fractures dans Sirenum Fossae en perspective. Le Nord est à gauche. Localisation de l’image (Nord en haut) Image colorée en altitudes. La partie centrale de la fracture est un fossé d’effondrement (« Graben »). Il faut retourner cette image pour avoir un angle de vue proche de la perspective en 3D. D’après le code couleur des altitudes le fond du Graben est en décrochement de 500 m environ par rapport au terrain environnant. La trace d’un éboulement ancien, sur un front de 12 km, mélange de Terre et de glace ? De discrètes vallées d’écoulement sont [...]
Lorsque un impacteur arrive sur un sol gelé en profondeur sur Mars, le cratère résultant est entouré d’éjectats de type coulées boueuses. C’est le cas dans l’image suivante diffusée le 14 septembre par l’ESA et due à la sonde européenne Mars Express. Ces cratères sont souvent désignés sous l’appellation imagée de « cratères splotch ». Cratère splotch de 32 km de diamètre situé en bordure du bassin Hellas, entre les cratères Harris et Saheki. Le Nord est à droite. Le bassin Hellas est localisé hors champ à gauche. Voir l’image suivante. Localisation du cratère splotch de 32 km de diamètre et du bassin Hellas. Ici le Nord est bien vers le haut. Vue en perspective. Le cratère accolé en haut à gauche est plus ancien et a partiellement été recouvert par les éjectats boueux. Zoom sur la principale zone d’éjectats boueux. De nombreuses petites vallées d’écoulement (flèches rouges) sont visible descendant vers la gauche c’est-à-dire selon la pente vers le bassin Hellas. La flèche verte en bas à droite met en [...]
La sonde européenne Mars Express avait été équipée d’une webcam pour montrer la séparation de l’atterrisseur Beagle 2 à l’approche de Mars, en 2003. Beagle 2 s’éloignant de la sonde porteuse Mars Express le 19 décembre 2003 (doc. ESA, CC BY-SA 3.0 IGO) La webcam avait été remise en route en 2007 à des fins de communication et d’éducation, les images étant postées sur une page dédiée Flickr. 24000 images sont disponibles. On peut y voir tourner le globe martien. A gauche le volcan Olympus Mons est visible avec au Sud Est l’alignement des volcans Arsai, Pavonis et Ascraeus (de gauche à droite). La balafre de Valles Marineris est en dessous en limite de limbe. La calotte polaire est celle du Nord. A droite le globe a tourné comme le montre la position d’Olympus Mons. (Docs. ESA , CC BY-SA 3.0 IGO) Depuis 2016, après téléchargement d’un nouveau logiciel, la caméra est devenue aussi un outil scientifique pour étudier les nuages d’altitude. Cette étude a donné lieu récemment à première publication [...]
L’agence spatiale européenne, ESA , a publié récemment une petite synthèse des observations effectuées par différents sondes réparties dans le système solaire, concernant l’éruption solaire du 14 octobre 2014. Une vidéo est disponible. L’événement né au niveau du soleil le 14 octobre (vitesse 1000 km/s) a atteint Mars le 17 octobre (vitesse 647 km/s). Dans la région martienne, il a été observé par la sonde européenne Mars Express, mais aussi par Mars Odyssey, Maven, et Curiosity au sol. La Terre n’était pas à ce moment là dans le secteur balayé par l’éruption. Parti du soleil le 14 octobre 2014, le flux a atteint Mars le 17 octobre, mais aussi la région de Pluton le 15 janvier 2015 ainsi que la sonde Voyager 2 le 16 mars, mais il y a quelques incertitudes sur ces deux dernières détections (doc. ESA) Mercure, la Terre, Jupiter, Uranus et Neptune étaient alors localisées hors du champ balayé par l’événement (doc. ESA)
Mars Express, la sonde européenne toujours vaillante malgré ses treize ans d’âge, continue ses activités en orbite autour de Mars. Le 21 février 2017, lors de sa 16647ème orbite, elle a transmis des images de la région Lybia Montes et en particulier de ses très anciennes rivières qui devaient être actives il y a environ 3,6 milliards d’années. Les monts lybiens sont en fait les restes de remparts du cratère géant Isidis Planitia (1200 km) crée par un impact géant il y a 3,9 milliards d’années. Il y a en moyenne un rapport de 20 entre la dimension de l’impacteur et le cratère ce qui donne un ordre de grandeur de 60 km pour l’astéroïde qui a créé Isidis. La rivière de gauche a son origine dans un cratère de 45 km de diamètre au Sud. La zone représentée est centrée sur 90° Est et 1° Nord. La résolution des images originelles est de 15 m par pixel. L’échelle est donnée par un trait blanc de 20 km de long en haut à droite. (Doc. ESA/DLR/FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO) Localisation de la vue précédente [...]
L’image ci dessous résulte de la composition de deux vues prises par la caméra HRSC de la sonde européenne Mars Express à deux dates séparées par un grand intervalle de temps: 13 mars 2007 et 22 février 2017. On est là dans la région de Margaritifer Terra par 346° Est et 23° Sud. Cette région est localisée en bordure nord de Noachis Terra, une zone datant de 3,7 à 4 milliards d’années. Le cratère principal sur l’image mesure 70 km de diamètre. Le Nord est à droite. De l’eau a coulé dans la région et deux vallées sont localisées à proximité: la vallée Parana à l’Est et la vallée de la Loire (sic) au Nord Ouest. Des terrains chaotiques sont visibles dans le cratère et hors de celui-ci. Ils sont en général le signe de fonte de glace dans le sol. Le contexte autour du cratère de 70 km (avec ici le Nord en haut) avec localisation des vallées de la Loire et Parana Gros plan en perspective sur le cratère de 70 km