Un article très positif sur le sujet des radiations vient d’être publié par la NASA (voir, en anglais, « Les radiations n’arrêteront pas les programmes NASA d’exploration humaine » ) Jusqu’à présent l’«establishment » du spatial s’exprimait toujours négativement et présentait souvent comme rédhibitoire le danger d’irradiation pendant le temps nécessaire pour aller jusqu’à Mars. Cette attitude était beaucoup plus marquée en Europe (ESA) et elle le reste mais si, comme souvent, les Américains sont les pionniers des grandes orientations politiques dans ce domaine, on peut espérer un changement général. On peut se conforter dans ce sentiment en constatant que l’article est publié sur le site officiel de la NASA et qu’il émane bien des personnes compétentes (membres du Human Research Program). L’une des illustrations de l’article NASA. Rover et habitat (en arrière plan) sont protégés au mieux des radiations. Mais, sur Mars, Curiosity a mesuré un niveau voisin de celui régnant dans la station spatiale ISS, [...]
Le 10 septembre, une éruption solaire hors du commun a donné lieu à une éjection de masse coronale (Coronal Mass Ejection, « CME ») dont les particules ionisées ont balayé les planètes telluriques de notre système en causant des aurores boréales au contact des atmosphères et quelques perturbations des systèmes électroniques ou même simplement électriques. Ce qui est très particulier, c’est que cette éruption se soit produite en période de moindre activité solaire par rapport au pic qui a eu lieu en 2013 (le cycle de onze ans a commencé en janvier 2008) et aussi que sa force est inhabituelle (événement « X », sur une échelle A, B, C, M, X), le plus fort depuis 12 ans, d’autant plus que le cycle était réputé « calme ». Après la Terre, le vent de l’éruption a frappé Mars et ce d’autant plus durement que la planète ne possède pas de champs magnétique puissant comme celui que la Terre génère avec sa dynamo interne. L’orbiteur MAVEN de la NASA (en place depuis 2014) et le rover Curiosity (dans le cratère Gale [...]
L’agence spatiale européenne, ESA , a publié récemment une petite synthèse des observations effectuées par différents sondes réparties dans le système solaire, concernant l’éruption solaire du 14 octobre 2014. Une vidéo est disponible. L’événement né au niveau du soleil le 14 octobre (vitesse 1000 km/s) a atteint Mars le 17 octobre (vitesse 647 km/s). Dans la région martienne, il a été observé par la sonde européenne Mars Express, mais aussi par Mars Odyssey, Maven, et Curiosity au sol. La Terre n’était pas à ce moment là dans le secteur balayé par l’éruption. Parti du soleil le 14 octobre 2014, le flux a atteint Mars le 17 octobre, mais aussi la région de Pluton le 15 janvier 2015 ainsi que la sonde Voyager 2 le 16 mars, mais il y a quelques incertitudes sur ces deux dernières détections (doc. ESA) Mercure, la Terre, Jupiter, Uranus et Neptune étaient alors localisées hors du champ balayé par l’événement (doc. ESA)
Traduction par Pierre Brisson de l’article de Robert Zubrin du 8 juin 2017 D’après une campagne de publicité lancée à la suite d’un article rédigé par le Professeur Frank Cucinotta, de l’Université de Nevada, de nouveaux résultats montreraient que « les dommages collatéraux causés par les radiations cosmiques augmentent les risques de cancer pour les astronautes qui iront sur Mars ». Cependant, un examen du document lui-même ne montre aucune discussion sur les méthodes utilisées pour l’expérience ou sur les résultats, car en effet aucune expérience n’a été effectuée et aucune donnée n’a été collectée. En réalité ce papier dont on bavarde beaucoup est une discussion sur un modèle informatique que le Prof. Cucinotta a créé et qui prétend pouvoir prédire les occurrences de cancers induits par radiations. En bref, il n’y a pas ici vraiment d’information. En outre, dans la mesure où le modèle en question aurait quelque fondement empirique, il serait basé sur des expériences [...]
Le numéro hors série 27 de mars 2017 de Ciel et Espace vient de sortir. Ce numéro intitulé « L’homme sur Mars – Le défi du siècle » comporte 100 pages sur le sujet. (Doc. Ciel et Espace) Au sommaire de ce n° exceptionnel auquel ont participé différents membres de l’association Planète Mars: -« Quels moteurs pour nous propulser vers Mars? » Edito par Philippe Hénarejos (moteurs étant à prendre au sens d’incitations et objectifs) -Une BD « Mars, 2080 » par Philippe Henarejos, Richard Heidmann (APM) et Jean-Denis Pendanx -« Passions martiennes » de Pierre Lagrange sur la découverte de Mars par les hommes d’abord mythique puis scientifique -« Le règne des éléments », découverte de Mars en images due à Olivier de Goursac (APM) -Deux pages illustrées de comparaison Terre Mars -« Aller sur Mars pour préserver l’humanité », interview de Stéphen Petranek par Philippe Hénarejos -« Un formidable moteur pour l’innovation » par Richard Heidmann (APM) -« Une destination [...]
Le vent solaire est la phase calme des activités solaires . James Green, Directeur des sciences planétaire de la Nasa, a développé un concept pour protéger Mars de l’effet du vent solaire lors de la conférence du Planetary Science Vision 2050 Workshop. Il s’agirait de placer un écran magnétique à une certaine distance de Mars, dans une des zones de Lagrange autour de la planète, pour que, même en obtenant un faible angle de déviation des particules du vent solaire, cela suffise à détourner assez le flux pour épargner la planète et arrêter ou limiter très fortement la fuite de l’atmosphère. Rappelons que c’est l’action de ce vent solaire et de ses particules ionisées qui sont considérés actuellement comme la cause du dessèchement lent et continu de Mars comme de l’appauvrissement de son atmosphère depuis la disparition de son champ magnétique naturel. Les médias français ont peu explicité ce concept et les médias américains trouvent l’idée un peu folle, certes [...]