Après les tribulations de la sonde Insight avec l’instrument HP3 qui avait dû interrompre son forage avec la taupe, il y a une année dans Elysium Planitia, (voir le bulletin n°82 page 4) c’est au tour de la mission européenne Exomars de nous donner des soucis alors que le lancement de l’astromobile Rosalind Franklin à bord d’un lanceur Proton, depuis le cosmodrome de Baïkonour, est prévu à l’intérieur d’une fenêtre de tir qui s’ouvre le 26 juillet et se ferme le 11 août 2020. Il y a eu d’abord des déconvenues avec l’extraction des parachutes qui doivent permettre de ralentir suffisamment la sonde de deux tonnes pour qu’elle se pose en douceur sur le sol de la planète rouge, alors qu’elle arrivera dans la haute atmosphère martienne à la vitesse de 21000 km/h et qu’un bouclier thermique l’amènera à une vitesse de 1700 km/h. En final des rétro-fusées assureront l’atterrissage en douceur. En effet lors des essais en mai 2019, à l’altitude de 27 km où la pression est [...]
Un article de Jean Pierre Martin, SAF Vice Président Planétologie, extrait du site : planetastronomy.com , avec son aimable autorisation. L’ESA vient de publier récemment une information pour la presse résumant les dernières informations produites par l’instrument TGO à bord de l’orbiteur Exomars. Le point essentiel : il n’y a finalement pas de méthane sur Mars, contrairement aux dernières rumeurs basées sur des mesures de Mars Expres ou de Curiosity. Je reprends les points forts de ce communiqué de presse : L’orbiteur d’étude des gaz à l’état de traces (TGO) d’ExoMars, la mission conjointe ESA-Roscosmos, est arrivé en octobre 2016 à proximité de la planète rouge, avant de passer plus d’un an à effectuer un aérofreinage qui lui a permis d’atteindre son orbite scientifique, qui dure deux heures, environ 400km au-dessus de la surface de Mars. La mission scientifique de TGO a débuté fin avril 2018, à peine deux mois avant le début de la tempête de poussière à l’échelle [...]
La mission ExoMars de l’ESA se compose d’un satellite en orbite, déjà sur place et pleinement opérationnel, et d’un rover qui doit arriver au printemps 2021. L’ESA et l’agence britannique proposent un concours pour donner un nom à notre futur rover. Ce sera le premier rover martien de l’Europe avec en particulier une capacité de forage du sous-sol jusqu’à 2 mètres de profondeur avec l’instrument français WISDOM. Or nous savons que la surface immédiate de Mars a été comme brûlée par les rayonnemnts UV du soleil, cassant toute éventuelle molécule complexe qui serait exposée. En revanche le proche sous-sol a été préservé avec, forcément, d’énormes surprises à la clé comme peut-être des fossiles d’activité biologique… rêvons! Deux autres instruments clé sont français: MicrOmega et MOMA. Le premier appartient à la longue lignée des spectromètres infra-rouges pour caractériser à quelques mètres la composition de surface des sols et roches. MOMA [...]
Association Planète-Mars -APM- était présente à la journée Rencontre de l’Espace d’Auriol, comme chaque année. Cela fait 13 ans que cette journée est menée par la Mairie d’Auriol et l’équipe de Mme Monique Azibi adjointe municipale. Cette année l’invitée d’honneur était Lisa Malone , la « voix de la Nasa » lors des lancements de navettes et responsable des relations publiques à Cap Kennedy, première femme à occuper ce poste. Sur trois autres conférences, deux étaient animées par Jean-François Pellerin et Charles Frankel tous deux membres du Conseil d’Administration APM. Ce fut un plaisir de les recevoir à Auriol. Armande Zamora et moi assurions l’installation puis la tenue de l’exposition ( et le démontage…:) Jean-François Pellerin a parlé des retombées spatiales d’après un de ses ouvrages Charles Frankel a expliqué les actions et projets de Space X La conférence sur l’astrophotographie fut tenue par Jean-Baptiste Faupin [...]
Vue d’artiste de TGO en orbite martienne. (doc. ESA) Arrivé sur une orbite martienne très elliptique dès octobre 2016, la sonde européenne TGO (Trace Gas Orbiter) n’a rejoint son orbite de travail (une orbite circulaire de 400 km d’altitude) qu’après une longue phase d’aérofreinage, au cours de laquelle, au moyen de « frôlements » répétés de l’atmosphère martienne, elle a progressivement réduit l’altitude de son apoastre. La voilà donc à pied d’oeuvre, à la grande satisfaction de ses concepteurs et utilisateurs, à qui l’attente a dû sembler interminable, même s’ils ont pu mettre à profit ces longs mois pour peaufiner les réglages des instruments et la conception de la mission. Glacier sur le rempart du cratère Korolev. (doc. ESA/Roscosmos/CaSSIS) Comme pour annoncer cette entrée en phase active de TGO, l’équipe du projet vient de nous gratifier, en guise de faire-part, de cette superbe image (prise le 15 avril) qui montre une [...]