Le bulletin n°71 de l’association (avril  2017) , réservé aux membres, vient de paraître avec au sommaire :

Un roman sur la colonie

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Ci-dessous l’édito du bulletin n°71:

Les incertitudes sur la politique spatiale américaine après le changement d’administration seraient bien en train de se dissiper. Le nouveau président a signé le 21 mars la loi cadre, ou Authorization Act, votée à une grande majorité par le Congrès, qui réaffirme l’objectif Mars pour les missions humaines amé- ricaines à l’horizon de la décennie 2030. La date de 2033 est indiquée clairement pour une première mission qui concernerait le satellite Phobos. La NASA, qui bénéficie d’un budget accru d’un milliard de dollars (19,5 Md$), a jusqu’à la fin de l’année pour préciser la feuille de route qui conduit à cet objectif et à un séjour de l’homme sur Mars avant la fin de la décennie 2030. Il y a par ailleurs à l’œuvre des facteurs d’accélération. La NASA examine si le premier vol du lanceur lourd SLS ne pourrait pas déjà embarquer des astronautes à bord d’Orion pour un vol circumlunaire. La NASA laissera-t-elle SpaceX conduire les premiers vols habités hors de l’orbite basse depuis Apollo ? Elon Musk a en effet annoncé son intention d’envoyer deux passagers payants faire le tour de la Lune fin 2018. Encore faut-il que le Falcon Heavy et la capsule Dragon habitée (desserte de l’ISS) aient été qualifiés en vol d’ici là. L’envoi d’un premier vaisseau Red Dragon sur Mars, démontrant un nouveau mode d’atterrissage (passage direct du freinage de rentrée atmosphérique à l’allumage de moteurs fusée, en sautant l’étape parachute) a été reporté à 2020. D’ici 2030, si chaque fenêtre de lancement est utilisée comme l’a promis Elon Musk, cela laisse la possibilité de commencer à accumuler sur le sol martien quelques infrastructures utiles pour les vols humains. Sur Terre, les essais des nouveaux moteurs BE-4 (Blue Origin) et Raptor (SpaceX) se poursuivent, avec la promesse d’équiper de nouveaux lanceurs lourds nécessaires pour l’exploration humaine. Et bien sûr, l’exploration robotique de Mars continue, avec deux rovers au sol et six sondes en orbite, dont la récente ExoMars TGO européenne. Les instruments scientifiques de cette dernière ont démontré qu’ils étaient pleinement opérationnels lors de deux périodes d’essai.

Alain Souchier président