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Le rapport du Centre d’Analyse Stratégique « Une ambition spatiale pour l’Europe – Vision française à l’horizon 2030 »

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Mardi 11 octobre, le Centre d’Analyse Stratégique, réseau d’expertise dépendant du premier ministre, a remis au ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche son rapport « Une ambition spatiale pour l’Europe  – Vision française à l’horizon 2030 ».

Ce rapport qui traite de l’ensemble des activités spatiales et du rôle de la France et de l’Europe comporte une dizaine de pages dédiés à l’exploration. L’ensemble du rapport est disponible sur : http://www.strategie.gouv.fr/content/rapport-une-ambition-spatiale-pour-leurope.

Voir en particulier l’annexe concernant l’exploration: cas_rapp_espace_complement_2__exploration_spatiale

On peut y relever les points suivants :

« Une des questions scientifiques majeures qui sous-tendent l’exploration est l’émergence de la vie dans le système solaire et dans les systèmes planétaires. Pour tenter d’y répondre, la première cible est évidemment Mars, la seule planète du système solaire, en dehors de la Terre, qui ait peut être présenté à un moment de son histoire les conditions propres à l’apparition et au développement de la vie. Mars a conservé les traces de toutes les étapes de son évolution, depuis une jeunesse tumultueuse où les conditions permettaient la présence stable d’eau liquide en surface, jusqu’à la période actuelle, froide et sèche.

C’est aussi la seule planète où il semble possible d’envoyer des hommes à échéance de quelques décennies. Après la Lune, Mars est le corps céleste le plus proche de la Terre, même si dans la configuration astronomique la plus favorable, il est plus de 145 fois plus loin que la Lune. Les défis à relever restent nombreux : contraintes fortes sur les fenêtres de lancement, durée du voyage (6 à 9 mois dans chaque sens dans le meilleur des cas), effets des radiations subies durant d’aussi longues croisières dans l’espace, logistique nécessaire (air, eau, nourriture, etc…), sans parler de la réalisation du vaisseau spatial et de son lancement. »

« Des missions robotiques vers Mars, pour mieux en appréhender l’environnement, et des missions habitées vers la Lune ou les astéroïdes, en guise d’entraînement, pourraient constituer des étapes utiles pour valider certaines technologies indispensables à un futur programme d’exploration habitée de Mars. »

« Qu’elle soit habitée ou robotique ; l’exploration est une réalité tangible pour l’industrie spatiale. Elle est porteurs de développement de compétences, d’innovation, de nouvelles technologies aux multiple retombées socioéconomiques (gestion des écosystèmes – eau déchets, etc, -, téléchirurgie, miniaturisation, etc.) génératrice d’emplois très qualifiés et elle constitue une remarquable école de gestion de grands projets »

« Les motivations et les enjeux des programmes d’exploration sont multiples. Ils sont scientifiques et technologiques, bien sûr. Pour autant leur dimension politique ne doit pas être négligée… Ils tendent aujourd’hui à favoriser la coopération internationale, à rapprocher les peuples à travers un effort commun et à dynamiser les sociétés (incitation des jeunes aux carrières techniques et scientifiques, notion de monde non clos). Dans tous les cas, leur retentissement sur l’opinion publique est très fort. Ils peuvent enfin contribuer à la création d’une identité européenne positive dans le public »

« A l’horizon 2030, deux axes majeurs possibles semblent ainsi se dessiner :

-L’exploration robotique de Mars et la réalisation d’un programme de retour d’échantillons martiens

-L’exploration habitée de la Lune et/ou des astéroïdes proches ainsi que des satellites de Mars, Phobos et Deimos, préparée par des missions de reconnaissance robotique »

« L’exploration répond, elle, au besoin constant de l’humanité d’aller toujours plus loin. L’objectif prioritaire sur lequel s’accorde aujourd’hui la communauté internationale est Mars. Toutefois, l’envoi d’un homme sur la Planète rouge reste lointain (plusieurs dizaines d’années). Il faut donc bâtir un programme qui tende par étapes vers la Lune ou vers certains astéroïdes à titre d’entraînement, etc) et progresser dans la maîtrise de certaines technologies indispensables (propulsion interplanétaire notamment). L’importance des sommes en jeu (plusieurs centaines de milliards d’euros sur quarante ans) nécessitera une forte coopération internationale, assortie d’une gouvernance rigoureuse pour gérer un programme d’une ampleur et d’une complexité sans précédent »


On remarquera bien sûr que le rapport reste très prudent sur la date de la première mission humaine vers Mars…


Le rapport a été remis par Emmanuel Sartorius, qui a présidé le groupe de travail, au Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Laurent Wauquiez, dans la salle de l’espace du CNES Paris en présence de Yannick d’Escatha président-directeur général du CNES et Vincent Chriqui, directeur général du Centre d’analyse stratégique (voir: http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/9611-le-centre-d-analyse-strategique-remet-un-rapport-sur-l-avenir-de-l-europe-spatiale.php)


Le discours du ministre Laurent Wauquiez est disponible sur :

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid24688-cid58148/remise-du-rapport-du-conseil-d-analyse-strategique-sur-la-politique-spatiale-europeenne.html

Le ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur Laurent Wauquiez

(Docs. A. Souchier)

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Au sujet de l'auteur
Alain Souchier
Diplômé de l’école Centrale Paris en 1970, Alain Souchier a consacré sa carrière aux moteurs à ergols liquides des versions successives du lanceur Ariane à Snecma groupe Safran. Il a ainsi participé à de nombreux lancements en Guyane dont le premier vol Ariane en 1979. Il est entré au Cosmos Club de France d’Albert Ducrocq en 1969 et a assisté aux missions Apollo16, Skylab et Apollo-Soyouz aux USA. Il a accumulé plus d’une heure de microgravité à bord d’avions en vol parabolique et participé à plusieurs missions de simulation d’exploration martienne d’abord dans l’habitat de la Mars Society dans l’Utah (2002 et 2006) puis dans les grottes glaciaires de Dachstein (2012), au Maroc (2013) et sur le glacier de Kaunertal (2015). Il est président de l'association Planète Mars depuis 2010.
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