
Le Starship, géant à l’éclat métallique immaculé, s’élance vers l’espace. (DR)
Virage radical concernant la technologie de réalisation des structures géantes du vaisseau. SpaceX a misé lourdement sur une structure en composite carbone, une technologie largement appliquée dans l’aéronautique, en tentant de l’adapter aux conditions particulières du projet (températures cryogéniques en présence des ergols et hautes températures en phases de rentrée atmosphériques). Or, Elon Musk vient d’annoncer qu’ils avaient abandonné cette voie et opté pour des structures en SX300, un acier inoxydable réfractaire allié de nickel du type « Single Crystal Ni-based alloy » (une nuance dénommée SX500 a par ailleurs été développée par SpaceX elle-même pour les moteurs Raptor).

Premiers éléments du prototype destinés aux essais Hopper vus sur le site SpaceX de Boca Chica (DR)
Le matériau composite et son indispensable protection thermique n’auraient pas la capacité de résistance suffisante pour envisager une réutilisation sans avoir à regarnir (changer ?) la protection thermique. Avec l’acier réfractaire, la peau du vaisseau ne sera pas peinte, mais polie comme un miroir, de façon à maximiser le rayonnement de la chaleur. Ce qui conférera au vaisseau un éclat métallique brillant, qui promet d’être spectaculaire !
Elon Musk prévoit de commencer dès avril prochain les essais d’atterrissage (Hopper) de ce premier prototype, propulsé par trois moteurs Raptor « bons pour vol », sur leur site du Texas. Mais l’expérience montre que SpaceX respecte rarement les échéances-choc annoncées… A suivre…
