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Les tsunamis de l’océan martien

En 2016 déjà, Alexis Rodriguez et son équipe du Planetary Science Institute de Tucson avaient avancé que d’importants tsunamis avaient pu brouiller les traces des côtes que l’on recherchait comme preuves de l’existence d’un ancien océan sur dans les basses zones du Nord. Pierre Brisson avait publié un article sur ce thème sur le site Planète Mars. Ces tsunamis auraient été provoqués par des impacts de météorites dans cet océan, il y a 3,4 milliards d’années.

En mars 2017, une équipe internationale pilotée par des scientifiques du laboratoire GEOPS (CNRS/Université Paris Sud) en particulier par François Costard, avec des scientifiques du laboratoire Magmas et Volcans (CNRS/Université Clermont Auvergne/Université Jean Monnet/IRD) et du laboratoire de Géographie Physique (CNRS/Université Panthéon-Sorbonne/Université Paris Est Créteil) vient de publier une étude (revue JGR planets) qui identifie un probable  cratère d’impact à l’origine de l’un de ces tsunamis (voir le communiqué CNRS). Ce serait le cratère Lomonosov de 130 km de diamètre situé à 1200 km au Nord du rivage. L’effet de la création d’un tel cratère dans l’océan  été modélisé. Une première vague de 300 m de haut à l’origine atteint alors la côte quelques heures après l’impact, sa vitesse décroissant de 220 km/h au départ à 110 km/h quand elle entraine un tsunami côtier. Mais l’impact a créé localement, à l’emplacement actuel du cratère Lomonosov, un trou de 70 km de large et 20 km de profondeur dont le remplissage crée une deuxième onde de choc, un rebond, engendrant un tsunami encore plus important que le premier. Le cratère Lomonosov présente d’ailleurs les caractéristiques d’un cratère formé sous l’eau.

Localisation du cratère Lomonosov créé par un impact qui a provoqué un tsunami qui s’est propagé 1200 km plus au Sud, à la limite entre les terres basses de l’hémisphère Nord et les terres élevées de l’hémisphère Sud (doc. NASA/Indications APM)

De Lomonosov aux hautes terres du Sud, les couleurs donnant les altitudes (doc NASA GSFC/MOLA Science Team/indications APM

Zoom sur Lomonosov qui présente les caractéristiques d’un cratère formé sous l’eau (doc NASA GSFC/MOLA Science Team)

Sylvain Bouley de l’université Paris Sud a précisé a date de l’événement par le comptage des cratères dans les dépôts laissés par le tsunami: la catastrophe date de la transition entre l’Hespérien et l’Amazonien, entre 3 et 3,5 milliards d’années. Le problème à résoudre maintenant est le pourquoi de l’existence d’un océan à une période tardive (par rapport l’origine de la planète), quand les conditions n’étaient déjà plus favorable à l’existence d’eau liquide selon les scénarios actuellement en vigueur.

Des dépôts lobés riches en glace constituent la trace résiduelle des tsunamis. Ils ont la particularité d’avoir remonté des pentes, comme le montrent les relevés d’altimétrie radar de Mars Global Surveyor et de s’étendre jusqu’à 150 km au delà des rivages attribués à l’ancien océan martien La remontée de pente (de l’ordre de 100 m) écarte le scénario antérieur de fonte de glaces souterraines sous l’échauffement d’éruptions volcaniques. (Doc. NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona)

Autre exemples de dépôts lobés qui semblent trahir d’anciens tsunamis (doc. NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona)

océan martien
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Au sujet de l'auteur
Alain Souchier
Diplômé de l’école Centrale Paris en 1970, Alain Souchier a consacré sa carrière aux moteurs à ergols liquides des versions successives du lanceur Ariane à Snecma groupe Safran. Il a ainsi participé à de nombreux lancements en Guyane dont le premier vol Ariane en 1979. Il est entré au Cosmos Club de France d’Albert Ducrocq en 1969 et a assisté aux missions Apollo16, Skylab et Apollo-Soyouz aux USA. Il a accumulé plus d’une heure de microgravité à bord d’avions en vol parabolique et participé à plusieurs missions de simulation d’exploration martienne d’abord dans l’habitat de la Mars Society dans l’Utah (2002 et 2006) puis dans les grottes glaciaires de Dachstein (2012), au Maroc (2013) et sur le glacier de Kaunertal (2015). Il est président de l'association Planète Mars depuis 2010.
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